Affiche: 4.3.2.1.
March 11th, 2010 by Fabien

Voilà l’affiche de 4.3.2.1. que Noel Clarke himself a mis en ligne. On a droit à une grosse dose de photoshop qui tache, mais ça a quand même un peu de gueule. J’aime bien le fond avec Londres d’un côté et New York de l’autre, même si je trouve que NY est un peu trop mis en avant, surtout que si j’ai bien suivit, ils n’ont pas énormément tourné aux US. Enfin, on verra ça. Le film sort donc le 2 juin en UK, il va donc falloir attendre encore quelques mois. D’après ce qu’a dit Noel Clarke, il y a une grosse vente à l’international, alors il arrivera peut-être en France rapidement. Je dis ça, parce qu’on m’a posé des questions pour Adulthood et je ne sais pas s’il a finit par sortir chez nous ou pas.

 
Brooklyn’s Finest (2009)B
March 11th, 2010 by Fabien

Résumé : En proie à leurs propres démons, Eddie, Sal et Tango, trois flics, officient dans le 65e district, l’un des plus dangereux du nord de Brooklyn.Dans une semaine, Eddie, la cinquantaine, sera à la retraite. Déprimé et désabusé, il tente de retrouver du réconfort dans l’alcool et auprès d’une jeune prostituée, Chantel. Sal travaille à la brigade des stups et a du mal à joindre les deux bouts. Sa femme enceinte a des problèmes de santé et leur maison est trop petite. Ils attendent des jumeaux et leur famille va passer de cinq à sept personnes. Tango voudrait désespérément revenir en arrière. Depuis plusieurs années, il travaille sous couverture et se fait passer pour un trafiquant de drogue, ce qui lui a valu une année de prison, et sa femme a demandé le divorce. Ces trois flics n’auraient jamais dû se croiser, jusqu’à cette nuit où l’enfer s’est déchaîné à Brooklyn…

C’est donc l’histoire de trois flics qui sont poussés à bout. On va suivre chacun d’entre eux séparément, leurs routes ne se croisant que rarement. Le point de départ n’est pour le coup pas très clair, car il m’a fallu un peu de temps pour avoir une image complète de ce qui se passait, et surtout, pour que j’arrête de me dire que tout allait se rejoindre à un moment.

C’est une bonne chose que les trois intrigues soient distinctes, elles sont chacune un peu classique, mais la façon dont est construit le film permet d’éviter que cela se ressente réellement. Quand je dis classique, je ne veux pas pour autant dire cliché, car même si la partie avec Don Cheadle n’innove pas trop dans le genre flic infiltré qui n’en veut plus, elle base ses enjeux sur l’aspect humain, comme les deux autres d’ailleurs. Le scénario s’oriente sur la construction des personnages afin de justifier ce qu’ils vont finir par faire.

Dans cet esprit, Ethan Hawke a probablement la partie la plus faible, car son personnage semble choisir la solution la plus extrême. Certes, il a ses problèmes qui génèrent une pression concrète, mais il garde ça pour lui au lieu de chercher de l’aide et choisit l’option la plus désespérée.

Bref, dans l’ensemble, le film possède un propos et une façon de l’exposer qui n’est pas sans intérêt, mais ça souffre de ralentissements qui ennuient un peu, surtout que le métrage est de plus de 2h. Sinon, je pense qu’avec moins de dispersion, le film aurait eu plus de dynamisme. En fait, tout repose sur les acteurs qui délivrent, heureusement, d’excellentes performances.

Réalisateur : Antoine Fuqua ; Scénaristes : Michael C. Martin, Brad Kane.
Casting : Richard Gere, Ethan Hawke, Don Cheadle, Wesley Snipes, Ellen Barkin, Jesse Williams, Stella Maeve, Sarah Thompson, Robert John Burke, Shannon Kane, Vincent D’Onofrio, Tawny Cypress,  Lili Taylor, Michael K. Williams.

 
Affiches : Tales from the Script
March 11th, 2010 by Carole

Je ne connaissais pas avant de voir l’affiche, car le mangeur de docu dans le coin, c’est Fabien pas moi. J’en vois 3/4 l’an, je dirais comme ça (en fait, j’en sais rien, mais bon j’imagine). Qu’importe, car Tales from the Script, c’est un documentaire sur les scénaristes, et je ne vois pas comment je pourrais ne pas avoir envie de regarder un film pareil. Donc, vous vous en doutez, j’en reparlerais !

 
Lucky You (2007)C
March 10th, 2010 by Carole

Résumé : Dans les salons de Las Vegas où s’affrontent les meilleurs joueurs de poker du monde, Huck Cheever est connu comme un excellent joueur, dont la seule faiblesse se trouve être son père L.C. Cheever, joueur légendaire, qui abandonna jadis la mère de Huck.

Après plus d’un mois en pause, il est temps de reprendre le challenge Robert Downey Jr. Lucky You n’était clairement pas le choix le plus judicieux, l’acteur ne faisant quasiment rien dans le film. Il a deux scènes à tout casser.

La star, c’est Eric Bana dans la peau d’un joueur de poker, en prise avec des problèmes familiaux avec son père Robert Duvall et au début d’une relation avec Drew Barrymore qui va être contrariée par les jeux d’argents.

Je n’y comprends pas grand chose au poker, mais une bonne réalisation suffit amplement à insuffler la tension nécessaire pour poser l’ambiance et le stress qu’implique une partie. Ce n’est pas toujours très convaincant dans le film, certaines scènes sont assez frustrantes, et je dois dire que la façon qu’à Eric Bana de fixer les joueurs m’était insupportable. Enfin, le film n’est pas ultra captivant, tout particulièrement dans les débuts. 2h c’est bien trop long, surtout que le développement relationnel avec Drew est trop basique et on restera à la surface. Celui avec son père suit aussi un chemin légèrement trop prévisible. Personnellement, je dois ajouter que je ne trouve pas Eric Bana ultra charismatique dans le film, il est un peu trop lisse dans son jeu.

Il reste à l’arrivée le jeu, qui nous délivre quelques parties intéressantes, et une histoire trop classique mais qui a aussi le droit à ses moments. Ouais, j’admets que c’est un peu maigre.

Réalisateur : Curtis Hanson; Scénariste : Curtis Hanson, Eric Roth
Casting : Eric Bana, Drew Barrymore, Robert Duvall, Debra Messing, Robert Downey Jr., Horatio Sanz, Charles Martin Smith, Evan Jones, Michael Shannon, Saverio G

 
TRON (1982)B
March 9th, 2010 by Fabien

Résumé : Flynn, un concepteur de jeux vidéos qui s’est vu voler ses jeux vidéos par son ex-employeur, veut à tout prix récupérer une preuve qui lui ferait valoir ses droits. Avec l’aide d’Alan et de Lora, deux de ses anciens collègues, il infiltre le MCP (Maître Contrôleur Principal), un ordinateur avide de pouvoir à l’intelligence artificielle surdévelopée. Quand ce dernier découvre que Flynn veut s’infiltrer dans ses circuits, il le téléporte dans un jeu vidéo. Pour s’évader, Flynn devra compter sur l’aide de Tron, un programme indépendant inventé par Alan.

Cela fait maintenant plus de 15 ans que je n’avais pas vu ce film. Je n’en gardais que quelques bribes de souvenirs, alors avec la suite qui arrive, je me suis dit qu’il était temps de dépoussiérer tout ça et de prendre un coup de vieux supplémentaire.

Pour ceux qui ne l’on pas vu ou qui ne se souvienne pas, c’est l’histoire de Flynn, un programmeur qui s’est fait piller son travail et qui compte le reprendre, mais un programme a pris le contrôle du système de son ancienne entreprise et il va se retrouver projeter dedans grâce à un appareillage posé là juste pour ça.

La mise en place de l’intrigue dans le monde réel est un peu bâclée et se contente de poser des éléments basiques qui servent à peine à justifier ce qui se passe. Pas grave, car la plus grosse majorité du film se déroule dans le système informatique qui sert de décors à une dictature et qui s’amuse avec des métaphores faciles. La quête va entrainer le Flynn numérique à s’allier avec TRON, le programme qu’Alan a développé pour bloquer Master Control Program.

On part donc dans une aventure colorée avec Jeff Bridges qui cabotine un peu trop par moment et un Bruce Boxleitner qui est un peu trop chevaleresque pour le bien de l’histoire. Cindy Morgan ne servira pas à grand-chose, mais nous sommes en 1982 dans une histoire pour mecs, il ne fallait pas non plus trop en attendre pour elle. Elle se contente donc juste d’être mignonne et de faire sa part ni plus, ni moins.

Question visuel, ça a forcément un peu vieilli, certains passages ressemblant à peine à un squelette 3D avant application des textures, mais dans l’ensemble, le mélange analogique/numérique conserve son charme. Bien entendu, on est à des années lumières de ce que l’on peut apercevoir dans le trailer de la suite, mais on parle ici d’un film pionnier dans le genre et il n’a pas à avoir honte, car il a très bien encaissé les 28 ans qu’il a pris dans la tronche, même mieux que très bien.

En tout cas, c’est toujours divertissant, même si ça aurait pu facilement être plus avec une intrigue un poil plus complexe.

Sinon, pour finir, je dirais juste que je trouve dommage que Peter Jurasik n’ait pas de scène avec Bruce Boxleitner. Enfin, je dis ça comme ça quoi…

Réalisateur : Steven Lisberger ; Scénaristes : Steven Lisberger & Bonnie MacBird.
Casting : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, David Warner, Cindy Morgan, Barnard Hughes, Dan Shor, Peter Jurasik, Tony Stephano.

 
Trailer: Tron Legacy
March 9th, 2010 by Carole

Jusque là, nous n’avons pas parlé de Tron Legacy sur Critictoo Cinéma, car la promotion du film brasse pas mal de vent. Eh bien, vous savez quoi ? Ce trailer qui vient de faire son apparition aussi ! Merveilleux, n’est-ce pas ?

 
Nouveau trailer pour Iron Man 2
March 8th, 2010 by Carole

Paramount Pictures et Marvel Entertainment ont dévoilé le second trailer de Iron Man 2 au Jimmy Kimmel Live post-Academy Award, et que dire à part qu’il est bien supérieur au premier ? A l’exception de Scarlett, où je trouve qu’il est encore légèrement difficile de cerner que rôle va jouer notre espionne russe, le reste se fait clairement plus limpide sur l’histoire, qui promet de faire exploser pas mal de choses. N’est-ce pas ce qu’on attend ?

 
Trekkies (1997)B
March 8th, 2010 by Fabien

Résumé : L’univers des fans de Star Trek vu par les fans de Star Trek.

La critique est aussi disponible sur Critictoo.

Pour ceux qui l’ignorent, trekkies est le nom des fans de Star Trek, ou trekkers, selon la personne. À dire vrai, ils essaient d’éclaircir ça à un moment dans le film, mais ce n’est pas très clair. Bref, les trekkies sont des fans de Star Trek et Denise Crosby – qui jouait Tasha Yar (et Sela) dans ST : TNG – est allée les interviewer durant des conventions.

Cela fait maintenant quelques années que je n’avais pas revu ce documentaire et je dois dire qu’il a pris un petit coup de vieux, principalement parce que la franchise a bien évolué en plus de dix ans. Malgré ça, dès le départ il est facile de se rendre compte que son intérêt reste intact, car il se concentre sur les adeptes d’un univers qui trouve son origine à la télévision et qui est devenu un phénomène culturel à grande échelle.

Certes, certains sont un peu plus excentrique que la moyenne environnante, mais dans l’ensemble, l’effort est fait pour montrer qu’être fan d’une série tv ne rend pas une personne différente d’un fan de sport. Le problème est peut-être que, par moment, le message devient un peu trop poussif de ce côté-là. Peu importe, car Trekkies veut également illustrer l’influence concrète de la série sur la vie quotidienne d’américain moyen.

De ce côté-là, le but est atteint, même s’il est dommage que certaines personnes qui obtiennent plus d’attention que d’autres en diminuent l’impact final.

À cela, ajoutons que ce qui est vraiment intéressant ce sont les interviews des acteurs des différentes séries – Leonard Nimoy, DeForest Kelley, Majet Barrett, Walter Koenig, James Doohan, Nichell Nichols, George Takei, LeVar Burton, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Wil Wheaton, Kate Mulgrew,… – qui livrent leur vision des fans, leurs expériences, et leurs sentiments sur tout ça. Des témoignages qui apportent une dimension supplémentaire à ce qui est montré, car cela offre une crédibilité indiscutable au phénomène.

Quoi qu’il en soit, plus d’une décennie après sa réalisation, Trekkies s’est quelque peu transformé en document à nature historique. Bien ancré dans son thème, le documentaire nous illustre également ce qu’est un fan dans le sens le plus strict du terme.  Celui qui fait plus que flirter avec un sujet qui l’intéresse, celui qui le vit. C’est le genre de choses que beaucoup de sériephiles, même ceux qui ne sont pas passionnés par Star Trek, peuvent comprendre et apprécier à leurs justes valeurs, et c’est certainement pour ça que ce film est important.

Réalisateur : Roger Nygard.
Avec : Brent Spiner, DeForest Kelley, Denise Crosby, George Takei, James Doohan, Jonathan Frakes, Kate Mulgrew, Leonard Nimoy, LeVar Burton, Majet Barrett, Nichell Nichols, Walter Koenig, Wil Wheaton.

 
Layer Cake (2004)A-
March 7th, 2010 by Fabien

Résumé : “XXXX”, un dealer de cocaïne respecté au sein de l’élite de la mafia anglaise, désire prendre sa retraite. Mais Jimmy Price, un grand ponte du milieu, lui confie une mission difficile : retrouver la fille aînée de son vieil ami Eddie Temple, un puissant criminel…

Toujours pris dans ma volonté de voir de bons films, je me suis tourné vers une valeur sûre personnifiée par mon DVD de Layer Cake. J’adore ce film que j’ai donc vu à plusieurs reprises déjà et je ne me suis pas encore lassé.

Bref, c’est le premier film de Matthew Vaughn qui produisait les films de Guy Ritchie avant de se retrouver derrière la caméra, ce qui fait que l’association entre les deux hommes a été mise en avant quand le film est sorti, surtout que l’on a droit à une histoire de gangsters avec pas mal de twists et de joueurs. Malgré ça, il faut reconnaitre à Layer Cake de distiller bien plus de classe que Snatch, par exemple.

C’est une des choses qui fait que j’aime tant ce film, ça et Daniel Craig et l’excellent casting qui l’accompagne, la B.O. impeccable et le montage inventif qui montre une excellente maitrise de l’histoire d’un bout à l’autre. La chose sur laquelle j’ai toujours accroché très légèrement, c’est le personnage de Sienna Miller. Je ne sais pas si elle aurait dû en faire plus où si elle aurait simplement dû être enlevée. D’un autre côté, sans elle, le casting manquerait un peu de féminité.

Je n’entre pas plus que ça dans les détails, peut-être que je le ferais la prochaine fois que je le verrais, mais quand je connais trop bien un film je manque d’objectivité et ça me fatigue de prendre du recul, donc on va rester sur le fait que j’adore ce film.

Réalisateur : Matthew Vaughn ; Scénariste : J.J. Connolly.
Casting : Daniel Craig, Kenneth Cranham, Dexter Fletcher, Jamie Foreman, Michael Gambon, Colm Meaney, Sienna Miller, Natalie Lunghi, George Harris, Tom Hardy, Ben Whishaw, Jason Flemyng, Steve John Shepherd.

 
Trailer: Barry Munday
March 7th, 2010 by Fabien

Patrick Wilson est Barry Munday, un abruti qui se prend pour un womanizer et ça lui réussit moyennement, surtout parce que ça va lui couter ses testicules. Mais voilà, il semble qu’il a mis enceinte Judy Greer avant l’accident et le voilà en route pour être père. Honnêtement, ça ne sera probablement pas la comédie de l’année, mais elle pourrait être véritablement marrant.Ajoutons que je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà croisé Patrick Wilson dans un rôle comique, ce qui est donc intéressant, et puis, j’adore Judy Greer donc ça sera déjà ça de pris dans le cas où le film se révèle plutôt bof. On verra bien.

 
An Unthinkable Island
March 7th, 2010 by Carole

Oui, je n’avais aucune inspiration pour le titre, alors j’ai mixé le titre des deux films dont il est question dans ce message.

Le premier c’est donc Unthinkable, où vous pouvez voir sur la photo Michael Sheen et Samuel L. “Motherfuckin” Jackson. Le premier joue un homme suspecté de terrorisme alors que le second est spécialisé dans les interrogatoires. Pour compléter le tableau, nous avons Carrie-Ann Moss, Brandon Routh et Gil Bellows pour incarner les agents du FBI. Avec un casting pareil, vous l’avez deviné, c’est directement la case DVD … Ah, non, vous ne l’aviez pas deviné ! Bref, sortie en UK en DVD le 14 juin, donc on en reparlera.

Le second film de ce post, c’est Island, avec Colin Morgan – la seule raison pour laquelle je connais l’existence dudit film, car j’aime bien Colin ! Avec lui, Natalie Press et Janet McTeer. L’histoire ? C’est l’adaptation d’un roman de Jane Rogers, avec une jeune femme retournant sur l’île dans le but de se venger de la mère qui l’a abandonné. Ces plans vont être bouleversé quand elle va découvrir qu’elle a un frère et que ce dernier se trouve possédé par leur mère … Je n’ai pas lu le livre donc j’avoue que cela me laisse plus songeuse qu’autre chose ! Quoi qu’il en soit, pour l’occasion, pas une mais deux photos :

 
Leaves of Grass (2009)A-
March 5th, 2010 by Fabien

Résumée : L’histoire de frères jumeaux dont l’un professeur de philosophie se trouve entraîné dans de troubles histoires avec des drogués meurtriers, par son frère, grand criminel.

J’ai peut-être été légèrement généreux sur la note pour celui-là, mais dernièrement je n’ai pas été trop gâté niveau qualité, donc ça fait plaisir de voir un très bon film.

Au départ, je ne savais pas du tout de quoi il était question avec ce film. Je savais que c’était réalisé par Tim Blake Nelson, mais ignorait qu’il avait aussi signé le scénario. Question casting, Edward Norton se dédouble et j’avais donc deviné qu’il jouait deux frères jumeaux.

Au début, on rencontre séparément les deux frères et je craignais que l’on nous refasse le coup de l’intello et de l’abruti, mais il se trouve que les deux sont très intelligents, mais on choisit de vivre des vies assez différentes pour des raisons qui sont plus compliquées qu’il n’y parait au premier abord. J’ai vraiment beaucoup accroché à la relation entre les frères, Norton arrivant à véritablement donner deux performances bien distinctes, ce qui aide beaucoup. Ensuite, le scénario reste simple et plutôt humble. Par là, je veux dire qu’avec un personnage prof de philo, on aurait pu tomber dans de la métaphore métaphysique à la con, mais pas du tout, c’est véritablement au niveau humain que l’on reste.

Le seul truc auquel j’ai un peu accroché, c’est le personnage de Keri Russell qui semble avoir été écrit à la va-vite pour combler un trou. Heureusement, elle se révèlera plutôt effacée.

À part ça, le ton du film est assez léger, bien qu’il contienne des moments plus émotionnels et la dernière partie joue sur différents tons qui surprennent (positivement). Je trouve par contre que la conclusion finale aurait pu être un peu plus explicite sur l’avenir des personnages.

Enfin bref, un très bon film qui confirme une fois de plus tout le bien que je pense de Tim Blake Nelson et qui redore un peu le blason de Norton que je trouvais vraiment en perte de vitesse ces derniers temps.

Réalisateur & scénariste : Tim Blake Nelson.
Casting : Edward Norton, Tim Blake Nelson, Melanie Lynskey, Susan Sarandon, Keri Russell, Richard Dreyfuss, Maggie Siff, Josh Pais, Ty Burrell.

 
Trailer : The Disappearance of Alice Creed
March 5th, 2010 by Fabien

Voilà enfin le trailer The Disappearance of Alice Creed, un film qui a reçu un excellent accueil au TIFF il y a quelques mois et qui est avec Gemma, donc, forcément, je vous en parle. La demoiselle sera partout cette année, même si j’avoue que ses blockbusters à venir ne m’intéresse pas des masses, ce qui ne m’empêchera pas de les regarder, notons-le. Quoi qu’il en soit, le trailer d’Alice Creed m’a positivement surpris, car je m’attendais à un histoire qui se présenterais sous un angle plus dépressif, je dirais.

Pour finir, au casting, Gemma sera accompagnée par Martin Compston aperçu dans The Damned United et Doomsday, et par Eddie Marsan (croisé dans trop de films pour que je liste !).

 
The Road to the Oscars Challenge : The Conclusion
March 3rd, 2010 by Carole

La cérémonie des Oscars a lieu ce dimanche 7 mars, alors que je suis arrivée au bout de la liste des 10 principaux films ce 2 mars. J’y ai mis du cœur pour finir à temps, et je dois bien confesser que je rêve de films non oscarisables actuellement !

Trêve de plaisanterie, les Oscars, c’est toujours un lot de bons films, mais pas forcément d’excellents films. Il y a beau en avoir 10, cela n’y change pas grand chose. Je ne suis pas très douée pour les pronostics, alors je n’en ferais pas. D’un point de vue tout à fait personnel, ma préférence va à deux films de la liste : District 9 et Up. Le premier car c’est un pur film de SF et que malgré un côté conventionnel possède pas mal d’idées et n’est pas très académique. Son style et son genre font que cela ferait réellement quelque chose de le voir gagner. D’ailleurs, l’un des gros oubliés à mon goût est Sharlto Copley dans la catégorie meilleur acteur car il est purement excellent dans le film.  Pour approximativement les mêmes raisons, Up a aussi mes faveurs. Je suis toujours gênée par l’idée même qu’un film animé ne soit pas nommé à la même enseigne qu’un film live, ce qui tend à diminuer le travail de l’équipe du long-métrage, et je trouve cela dommage. Up n’est peut-être pas le meilleur Pixar, mais cela serait aussi quelque chose d’avoir un animé remporter la statuette.

Ayant par la même occasion vu tous les films cités dans la catégorie meilleur réalisateur, j’en profite pour dire que sur la question, je le donnerais personnellement à Quentin Tarantino pour Inglourious Basterds, clairement le plus inspiré dans le registre. Il faut dire que le réalisateur a toujours eu un style iconographique marqué et cela se ressent fortement dans sa réalisation. Et oui, je ne suis au final pas très académique, je pense que la principale révolution à devoir toucher les Oscars se trouve justement là, ils doivent essayer de sortir des sentiers battus et célébrer la différence au lieu du conventionnel.

Enfin voilà ! Ci-dessous, un récapitulatif des films :

1. An Education (2009)
2. A Serious Man (2009)
3. Avatar (2009)
4. District 9 (2009)
5. Inglourious Basterds (2009)
6. Precious: Based on the Novel Push by Sapphire (2009)
7. The Blind Side (2009)
8. The Hurt Locker (2008)
9. Up (2009)
10. Up in the Air (2009)

 
Precious (2009)C+
March 2nd, 2010 by Carole

Résumé : Lorsqu’à seize ans, Precious apprend à lire et à écrire dans une école alternative, un monde nouveau s’ouvre à elle. Un monde où elle peut enfin parler, raconter ce qui l’étouffe. Un monde où toutes les filles peuvent devenir belles, fortes, indépendantes. Comme Precious…

Je dis souvent que j’aime bien les histoires vraies. Cela implique une astérisque. Je ne suis pas très cliente des histoires vraies versant dans le drame, montrant à quel point la vie est atroce (j’en ai vu un certain nombre en plus). Je le sais déjà.

Ce n’est pas ultra motivée que je suis donc partie sur Precious, où il y a suffisamment de malheur pour plus d’une existence. Entre les abus de la mère, ceux du père, et l’illettrisme, autant dire qu’on est servi. A un certain point, je me disais que le film ne pourrait pas aller plus loin, c’était largement suffisant, mais il faut quand même reconnaitre que la scène de fin, avec les explications de la mère, en remet une couche.

Je pourrais ajouter que je ne crois pas que la tragédie de l’existence fasse forcément un bon film, et à vrai dire, j’en ai vu des pénibles et des très lents. Precious oscille entre les deux. Il y a des moments pénibles – au vu du sujet, c’était prévisible – et des moments où cela traine franchement en longueur. Cela n’est pas continuel, ce qui évite que le film devienne imbuvable. En fait, sa force première est justement de réussir à se laisser voir bien plus facilement qu’on pourrait se l’imaginer.

J’admets que je n’étais pas ultra motivée et sans le challenge des Oscars, je ne l’aurais pas regardé car je savais d’avance que cela n’allait pas me séduire. Ce n’est pas aussi déprimant que je m’y attendais (j’ai vu pire avec pourtant un peu moins d’abus), et le film possède quelques bonnes idées, seulement celles-ci ne sont pas assez nombreuses à mes yeux pour que Precious réussisse à se démarquer du lot d’autres histoires de ce genre.

Réalisateur : Lee Daniels; Scénariste : Geoffrey Fletcher
Casting : Gabourey Sidibe, Paula Patton, Mo’Nique, Mariah Carey, Lenny Kravitz, Sherri Shepherd

The Tangent Universe
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